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Le projet

L’association Fermes d’Avenir, créée fin 2013, porte un projet sociétal ambitieux pour promouvoir un nouveau modèle d’agriculture, basé sur les principes de l’agroécologie et en phase avec le contexte socio-économique actuel.

Notre initiative se déroule suivant 3 axes :

  • Prairie de 1,4ha située à Montlouis-sur-Loire, où sera implantée la ferme exéprimentaleAxe 1 : Création d’une microferme expérimentale en Touraine (à Montlouis-sur-Loire) afin de suivre les étapes nécessaires à une telle mise en place et d’en évaluer le modèle économique. La microferme a fait l’objet d’une conception minutieuse suivant les méthodes de la permaculture (design). Le rapport de design présente cette démarche et ces résultats. Pour un aperçu en images : Dossier de plans, associés de commentaires succincts.
    Une boîte à outils est rédigée au fil de l’eau par nos deux conseillers en permaculture, Claire Uzan et Gildas Véret, pour expliciter les différentes étapes qui précèdent à la création d’une telle ferme.
    Concrètement, nous installons sur 1,4ha une ferme diversifiée en production maraîchère, et relevons tous les chiffres intéressants pour analyser le modèle.  Plus d’infos un peu plus bas !
  • Axe 2 : Rédaction de recommandations et de conclusions par le Comité scientifique et économique, à l’attention des élus et dirigeants afin qu’ils puissent être moteurs dans le développement et relayer cette nouvelle réalité économique sur les territoires.
Première réunion du comité scientifique, animé par Hélène le Teno
Première réunion du comité scientifique, animé par Hélène le Teno
  • Axe 3Accompagnement des porteurs de projets, qu’ils soient des candidats à l’installation (agriculteurs en devenir) ou des propriétaires disposés à accueillir une microferme sur leurs terres (collectivités locales, entreprises, particuliers…).
    De nombreuses sollicitations nous parviennent chaque semaine, et nous mettons en place des réponses adaptées à chacun, avec l’aide d’ingénieurs agro certifiés en permaculture.

Quelques précisions maintenant :

Comment se déroule l’expérience en Touraine ?

La ferme prise en photo depuis le sommet du château d'eau, 31 juillet 2014L’enjeu de cette expérimentation de terrain est de valider, par l’expérience, la démarche d’installation d’une microferme en permaculture et d’analyser les résultats en matière de productivité.
La parcelle-test se situe sur le domaine de la Bourdaisière, et prend la place d’une prairie qui n’était jusqu’alors fauchée qu’une ou deux fois par an. En lisière de forêt, sur cette prairie, sont donc apparues depuis mars 2014 des planches de culture, des serres, un système d’irrigation, des légumes ! .
Chaque étape de la création est documentée : toutes les taches réalisées, leur coût, le temps qu’elles ont demandé, le nombre de personnes impliquées.

Le défi que nous tentons de relever est de générer suffisamment de chiffre d’affaires, sur une parcelle de 1,4ha, pour créer 3 emplois. Nous espérons donc réussir à produire pour 100.000 euros de fruits et légumes chaque année, à partir de 2017, pour ainsi atteindre l’équilibre en 4ème année de production.

Des fermes aussi productives … ça existe déjà, non ?

Bien sûr, ce type d’exploitations se rencontre déjà en France, et certains maraîchers peu mécanisés arrivent parfois à bien vivre de leur travail. Nous vous invitons d’ailleurs à vous rendre à la rubrique ‘D’autres fermes‘ pour en découvrir près de chez vous !
Notons tout de même que dans les faits, le métier de maraîcher et plus généralement de paysan demande un travail considérable pour des revenus relativement faibles…les fermes productives dont nous parlons bénéficient donc souvent de conditions favorables, comme un emplacement propice à la commercialisation, ou la proximité d’autres agriculteurs mettant à disposition leurs outils, leur connaissance du terroir, et même parfois leurs bras. Si elles jouissent de conditions favorables, nous sommes convaincus que c’est leur approche naturelle, inspirée des écosystèmes, qui participe le plus à leur rentabilité et surtout à leur résilience.
Notre idée est simplement de documenter le plus rigoureusement et précisément possible la création d’une microferme, pour comprendre les étapes à franchir, les bonnes questions à se poser, les écueils à éviter et les points à améliorer…nous n’inventons rien, nous tentons une synthèse des bonnes pratiques observées ailleurs et les mettons à l’épreuve !
Ainsi documentée, cette dynamique pourra être entendue par les décideurs et élus et également servir de « mode d’emploi » aux porteurs de projet.

Quels indicateurs comptons-nous suivre ?

Un comité scientifique est en charge de la définition d’une grille d’indicateurs. Elle porte sur différents domaines : environnement, économie, emploi, santé, éducation. Cette grille d’indicateurs cherche à donner une vision globale du projet et de son intégration dans le territoire, ainsi que de toutes les retombées. Vous pouvez consulter les différentes pistes de réflexion sur cette page.
Piloté par Carbone 4, et regroupant des structures variées comme HEC, BeCitizen, l’Université Pierre et Marie Curie, GreenCross, l’Institut Inspire, Biomimicry France, le Comité se réunit une à deux fois par an afin de suivre les évolutions du projet et de donner un regard extérieur sur le déroulement de l’expérience.
Les compte-rendus des réunions de ce comité scientifique sont disponibles dans la rubrique ‘Boîte à outils’.

Accueillons-nous des bénévoles et cela ne fausse-t-il pas l’expérience ?

bénévolesComme une grande majorité des fermes en production maraîchère, nous proposons à des bénévoles (adhérents de l’association) ou à des stagiaires conventionnés de venir se former tout en prêtant main forte sur la ferme.
Tout d’abord, nous pensons après quelques mois de terrain, qu’il est très difficile voire impossible de mettre en place rapidement et efficacement une ferme sans aide extérieure : si un maraîcher souhaite dégager un chiffre d’affaires la première année, il ne pourra pas monter lui-même, seul, sa serre par exemple. Nous ferons part de nos observations et recommandations à ce sujet dans les publications du comité scientifique.
Ensuite, et c’est essentiel, nous tenons à jour les temps de travail cumulés pour créer la ferme, et suivons donc rigoureusement le nombre de bénévoles qui sont passés, le nombre d’heures qu’ils ont effectivement travaillées. Cela fait partie de l’étude et les chiffres refléteront la réalité du temps de travail, bénévoles inclus !
Nous travaillons, dans la continuité de nos observations, à imaginer des modèles duplicables en la matière, et avons amorcé des réflexions avec l’Agence du Service Civique notamment, pour tenter d’inclure ce type d’activités économiques dans le spectre des missions éligibles au service civique.

 

Comment est vendue la production ?

Nous tenons évidemment à distribuer nos fruits et légumes le plus localement possible, et nous avons donc mis en place des canaux de commercialisation assez classiques pour une ferme :

  • à des magasins bio de la région : Biolinet, Biocoop Salut Terre, Coop Nature
  • à des épiceries ou des restaurants non 100% bio mais intéressés par le goût et l’idée de se fournir en direct : La Part Belle, La Scala..
  • à un traiteur de la région, qui réalise régulièrement des buffets bio : Fredeville
  • à la Maison de Retraite située à 1km de la ferme
  • au restaurant de le l’Hôtel de la Bourdaisière
  • à la ferme 2 fois par semaine (voir la page ‘Ventes à la ferme‘)
  • par abonnements ‘paniers’, ou à la Ruche Qui Dit Oui! de Rochecorbon.
  • nous mettons également en place des tests avec des enseignes de grande distribution pour évaluer la faisabilité d’un approvisionnement direct sans sacrifier la rémunération du producteur.

Comment est financé le projet ?

Porté par une association, la démarche n’a aucun but lucratif. Si la ferme expérimentale peut bien entendu vendre des légumes, cela ne génère aucun bénéfice pour personne, les recettes ainsi réalisées seront réinvesties dans des projets participant du même objectif : promouvoir l’avènement d’une agriculture plus efficace, résiliente et vivable.

Le budget global du projet comporte trois postes, décrits sur la page ‘Budget‘ : la création de la ferme, l’accompagnement scientifique par les experts, et les salaires des maraîchers.

Dès l’origine, nous avons souhaité nous adresser aux institutionnels, d’une part, mais également aux acteurs des filières agricoles et alimentaires
: plus de 80% des fruits et légumes se vendent via les circuits traditionnels (Grande et Moyenne Distribution (GMS), hard-discount, marchés, primeurs…source), il nous apparaît évident que pour changer les choses, nous devrons les convaincre, la GMS notamment, de travailler de concert avec des fermes agroécologiques de proximité.

Voilà donc la liste des partenaires (que nous remercions!!) qui ont rendu ce projet possible, sans contrepartie :

  • Communauté Européenne : L’Europe, dans le cadre du programme FEDER, participe au financement du le volet pédagogique et expérimental de Fermes d’Avenir.
  • Région Centre : Dans le cadre de l’appel à projet ‘AMBRE‘, notre projet a été retenu et sera donc suivi par les experts environnementaux de la Région.
  • Communauté de Communes de Montlouis-sur-Loire : Fidèle à ses engagements, notre collectivité locale a soutenu le projet dès le départ, et si son aide financière est importante, nous apprécions également son implication au quotidien : dons de déchets d’élagage ou de tonte, communication auprès des citoyens,..
  • Casino : Depuis longtemps, ce groupe aux multiples enseignes cherche à améliorer la lisibilité autour de la qualité et de la provenance de ses produits. En soutenant notre démarche, ils veulent aller plus loin et observer la manière dont pourrait se structurer un approvisionnement local, en circuit court sans passer par les plateformes, et en respectant un prix minimum d’achat pour les producteurs.
  • Metro : Avec pour principaux clients les restaurateurs, il est primordial que les rayons de ces grandes surfaces puissent proposer des produits de terroir, de qualité. Les chefs cuisiniers peuvent en effet jouer le rôle de prescripteur auprès de leurs clients, pour sensibiliser à la puissance du goût.
  • Fleury-Michon : Grand acteur de la transformation, cette marque s’implique depuis plusieurs années déjà dans l’approvisionnement responsable, en sélectionnant des producteurs aux bonnes pratiques, des produits de la meilleure qualité possible. L’enjeu pour eux est d’identifier des modus operandi pour intégrer dans leurs lourds process de transformation des productions plus confidentielles et qualitatives, et donc d’adapter leur offre aux réalités du terroir.
  • Mercator : la holding de François Lemarchand, fondateur de Nature & Découvertes, a participé au financement du concours Fermes d’Avenir 2015.
  • Philips : Marque aux produits variés, le leitmotiv de sa direction tient en trois mots : ‘Nutrition, Santé, Bien-être’. D’abord effarés par le gaspillage alimentaire, et par tous les produits déclassés qui partaient aux ordures alors que des robots de cuisine pouvaient encore les transformer en très bons jus ou soupes,leur réflexion les a menés jusqu’aux enjeux amont de la production et ils souhaitent donc observer au plus près les réalités des producteurs.
  • Jardiland : Présent partout en France, cette enseigne est au contact de nombreux jardiniers de plus en plus demandeurs de conseils en matière environnementale. Une partie du matériel, dont les arceaux de 3 serres-tunnels, nous ont été offerts dans le cadre de ce partenariat.
  • Rustica : Hebdomadaire référence pour le jardinage, nous écrivons toutes les 2 semaines une chronique pour que les lecteurs puissent suivre les évolutions de la ferme au fil des saisons. Croqués par Heliadore, ces articles offrent une vision pastel et technique de l’aventure !
  • Banque Neuflize : Traditionnellement en lien avec de grands propriétaires fonciers, cette banque souhaite les accompagner dans une meilleure gestion de leur patrimoine, notamment sur les notions de biodiversité, de forêt, mais aussi de création de valeurs économiques sur des terres pour l’instant laissées ‘en jachère’.
  • Fondation Banque Populaire Val de France et BPCE : ce groupe bancaire mutualiste s’intéresse à l’économie des territoires, et souhaite explorer les nouveaux modèles d’avenir sur lesquels accompagner l’investissement pour les dynamiques territoriales, et notamment en zones rurales et péri-urbaines.

Vous pouvez accéder ci-dessous au dossier de présentation initial (rédigé en 2012/2013) qui explique le projet en détail, mais vous trouverez sur ce site l’ensemble des points importants. Si d’aventure vous ne trouviez pas de réponse à vos interrogations dans ces pages, n’hésitez pas à nous contacter.

iconedossier[1]

Projet Microferme en permaculture Bourdaisière

Par ailleurs, le projet s’inscrit dans une dimension intégrale : une fois validée la pertinence économique de fermes de ce type, l’idée est bien entendu de les déployer sur les territoires. Dans cette optique, le directeur de l’association Fermes d’Avenir souhaite mettre à profit son autre casquette : celle de fondateur de Blue Bees, première pateforme de financement participatif dédiée à l’agroécologie et à l’alimentation.