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Formations

Quatrième et cinquième semaine de formation

Le début de la quatrième semaine fut consacré à la fin du Cours de Conception de Permaculture (CCP). Ont été abordés les thèmes de la permaculture urbaine, le changement climatique et le pic pétrolier, ou encore les technologies appropriées. Ces sujets on été présentés par Claire Véret, encadrante de la formation. Elle a également présenté la structuration du réseau national et international de la permaculture, en présentant notamment Brin de Paille et l’Université Populaire de Permaculture.

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Maxime, Linda, Caroline et Kévin, octobre 2016

Le CCP a été clôturé par la présentation des conceptions (« designs ») réalisées par les différents groupes de stagiaires de la formation. Le projet sur lequel nous avons travaillé est celui du Pôle XXI, à Lussault-sur-Loire. Ont assisté à ces présentations 4 membres du collectif, tous enthousiasmés par les idées des stagiaires.
Nous sommes ensuite rentrés dans le vif du sujet avec deux journées dédiées à la réflexion sur le rôle de Payculteur. Ces deux journées ont été animées par Linda Bedouet (maraîchère en Normandie, ferme de la Mare des Rufaux) et Maxime de Rostolan.

Les réflexions ont porté sur les missions que pouvaient remplir un payculteur auprès d’une grappe de fermes, les compétences, savoir faire et savoir être qu’il doit rassembler, les risques liés à une mauvaise posture par rapport aux agriculteurs auprès desquels il interviendrait, etc. Le résultat de nos réflexions se trouve dans cet article (article en cours de rédaction)

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Julien, Romain et Mickael, construction de nichoirs, octobre 2016
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Julien Kieffer, octobre 2016

Après un atelier à la ferme pour aider les maraîchers de la ferme de la Bourdaisière à préparer des planches de culture, nous avons terminé la semaine avec Julien Kieffer, responsable de la couveuse (espace test agricole) du Parc Naturel Régional du Perche. Avec Claire Véret, ils nous ont présenté les résultats de plusieurs études sur la viabilité économique des fermes maraîchères bio intensives : étude Basse-Normandie, thèse de Kevin Morel (doctorant à l’INRA et à AgroParisTech) et rapport final de l’étude du Bec-Hellouin. Ces présentations ont permis ensuite de débuter le travail sur les business plan des projets de chacun.

La cinquième semaine a commencé sur le thème de la biodiversité, avec un atelier pratique sur la ferme de la Bourdaisière, encadré par Gildas Véret. Nous avons réalisé un nichoir à mésanges, un abri à hérissons et orvets (tas de bois qui restera intouché), un pierrier au bord de la mare.

L’après-midi, nous accueillions Hervé Covès, agronome chercheur, qui nous a fait voyager dans la complexité du système vivant, et les interconnexions entre les êtres vivants.

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Mickael Girard, Atelier avec Joseph Templier, 2016

Nous avons ensuite passé une journée et demi de formation avec Joseph Templier, de l’Atelier Paysan. Joseph nous a présenté la démarche de l’atelier paysan (concevoir des outils mécanisés ou nom au service d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement, et établir des plans d’auto construction partagés en open source), des itinéraires techniques de maraîchage, ainsi que certains outils réalisés avec l’atelier paysan, comme l’Agrozouk que nous avons pu essayer à la ferme de la Bourdaisière. Joseph nous a aussi appris à fabriquer des tarrières (gouges pour tester son sol) en nous apprenant à nous servir d’une meuleuse à métal, entre autres outils !
Mercredi après-midi, Gildas Véret a animé une présentation sur les enjeux liés à l’énergie, nous permettant ainsi de comprendre cette notion complexe et pourtant fondamentale dans la recherche d’une agriculture qui produirait plus de calories qu’elle n’en consommerait.

Jeudi, Edouard Meignen, expert en maraîchage pour Bio-Centre, nous présentait des itinéraires de gestion des ravageurs par les auxiliaires de cultures ainsi que les traitements autorisés en agriculture biologique.
Vendredi, après un atelier pratique sur la ferme (désherbage de planches de carottes), Julien Kieffer nous a détaillé le modèle de la couveuse et de l’espace test agricole, la structuration de l’activité de son association ETAP. Son expérience nous a permis d’avancer dans la formulation du rôle de payculteur.

Témoignage de Grégory, stagiaire à la formation

Au cours des semaines 4 et 5, nous sommes rentrés dans le vif du sujet de ce qui définit un « Payculteur ». Nous avons bénéficié des retours  d’expériences de femmes et d’hommes dont les actions quotidiennes vont bien au delà de l’agriculture en tant que tel. Bien qu’il n’existe pas (encore) de définition précise, nous avons compris que le Payculteur est un acteur de son territoire, qui promeut
l’agriculture paysanne auprès des populations et des collectivités locales et régionales, aux travers de démarches de mise en réseau et d’actions entrepreunariales.

En résumé, le Payculteur est un facilitateur pour la structuration de filières agricoles dans notre pays. Il est au service des porteurs de projet et en lien avec les organisations et institutions qui soutiennent des filières bio sur les territoires.

Par ailleurs, au cours de ces semaines, nous avons avons eu l’occasion d’aborder l’importance de rendre les exploitants le plus autonomes possible, tant sur les outils et méthodes appliqués à la production (L’Atelier Paysan) que sur la nécessité d’indépendance aux énergies fossiles et traitements fertilisants et phytosanitaires issus de la chimie industrielle.

Enfin, je retiendrai particulièrement l’intervention d’Hervé Covès sur la Biodiversité fonctionnelle que j’ai vécu non comme un cours magistral mais comme une réflexion conscientisante sur la place et le
rôle de l’Homme au sein d’une nature résiliente. « La vie est belle ».

Ce leitmotiv doit nous inspirer dans nos actions quotidiennes !