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Bénévolat

« Redevenir paysans dans la bonne humeur »

Sam, TT & Léa, Avril –  Mai 2015

 

Lorsque nous avons fait notre demande de stage, Thibaut et moi-même, c’était très naïvement au mois de décembre 2014. Le stage est de 6 semaines en avril et mai 2015. Cela paraissait « presque » irréel et un peu absurde : la ferme de la Bourdaisière est à 5h30 de voiture et il y a d’autres maraîchers en Franche Comté… Mais bon, nous cherchions à voir des choses nouvelles, notamment en agroécologie et en permaculture, et s’ils sont aussi bon que ce qu’ils veulent bien faire croire sur le site ;-), ça doit valoir le coup !

Max répond assez rapidement que toute énergie est bonne à prendre : c’est parti pour 6 semaines au château pour participer à cette belle aventure qu’est l’asso Fermes d’avenir.

Nous arrivons, Thibaut et moi, de la même classe de BP REA maraichage de Valdoie dans le territoire de Belfort, le jour de la fête des jardins.

Nous sommes accueilli par Emilien, un autre stagiaire aussi fraichement arrivé que nous. Nous faisons connaissance autour d’une bouteille de Jura dans la yourte. Celle-ci va nous servir par la suite de cuisine, salon, sdb, bureau etc… au cours des 6 prochaines semaines.

Ma compagne Léa arrive au bout de deux semaines pour un mois de bénévolat. Nous dormons en tente car il y a déjà Thibaut et le « p’tit » Nico dans la Yourte.

C’est là que nous nous apercevons que le confort des stagiaires est « à la roots » !! ça tombe bien pour des gens qui se reconvertissent de vies diverses et variées, le retour à la terre doublé d’un confort maigre mais suffisant fait tout simplement du bien : moins on possède plus on a, non ?

Ceci ne nous a pas empêché d’improviser à l’intérieur comme à l’extérieur de la yourte des petits aménagements avec tout ce qu’on récupérait aux alentours..

Nous rencontrons Nicolas et Benjamin, nos « maîtres de stage » le lendemain de notre arrivée. Nico est toujours avec le sourire à se demander si leur planification va passer, si l’objectif sera réalisé, et Benjamin a souvent le front plissé et paraît tendu, mais en fait non : il sort des blagues à tout bout de champ avec son humour bien à lui , hein Ben 😉

Je pourrais en écrire des lignes et des lignes sur ces 2 personnages : ils ont une grande capacité d’adaptation avec les bénévoles (qui ont chacun leur histoire et leurs attentes) , leur pédagogie est bienveillante, ils n’hésitent pas à reformuler les instructions de la journée, à ré-expliquer des bases d’agronomie, de botanique, ils ne rechignent jamais à la tâche, ils ne s’énervent jamais malgré les conneries qu’ils voient, ils cherchent souvent à nous faire apprendre et comprendre ce que l’on fait, bon ils cherchent aussi à grappiller des minutes de travail par ci par là (surtout Ben 🙂 ) et au fond ils ont raison car nous sommes là bas pour apprendre et eux ils peuvent rentrer chez eux quelques minutes plus tôt…… je pourrais en rajouter mais voilà : ce sont 2 bons gars !

Ensuite il y a Max, qui, dès qu’il arrive, nous embarque forcément dans une de ses idées, de ses rencontres, de ses histoires qui finissent par changer le monde (presque) à chaque fois. Sauf que ces discussions sont loin d’être des discussions de comptoir : la plupart du temps Maxime à rencontré, discuté, déjeuné avec les personnes importantes dont on parle et il a réussi à mettre en place concrètement le lieu dans lequel on jardine, ses idées remontent haut dans la société, donc il a peut être une réelle influence sur les choses…

Enfin il y a les autres bénévoles, qui passent parfois quelques jours, ou qui étaient déjà la avant nous, n’est ce pas « p’tit » Nico. En tout cas l’ambiance en ce début de printemps dans les jardins et ensuite à la Yourte nous a fait le plus grand bien et, comme s’il le fallait encore, a confirmé le chemin que nous avons tous pris… celui de redevenir paysans dans la bonne humeur !

Un grand bonjour « p’tit » Nico, on aura passé du bon temps les soirs et les we à la yourte, qu’est ce qu’on pu rigoler !!

Les 6 semaines ont été ponctuées de déplacements de cailloux, de créations de planche, d’épandages de compost, de couvertures par paille ou BRF, de mises en place de goutte à goutte, du semis, du repiquage, des déplacements de poteaux, de matos, et ceci bien sur, avec du désherbage en masse ! Ce sont pas mal de travaux physique mais le travail de mise en place est un bon « test » pour savoir si la vocation est là.

Les midi ont été souvent l’occasion de refaire le monde !

Au bout d’un mois de jardinage, nous nous sommes lancé, Thibaut et moi, dans la construction du poulaillerJ’espère qu’à l’heure ou j’écrit ces phrases, celui-ci fait toujours son office et que les poules ont leurs portes automatiques, ceci pour que Ben et Nico gagnent un peu de temps…

Vers la fin de notre stage, est apparue Garance, qui doit aider Max en plus de compiler touts les données sur les temps et les tâches effectuées aux jardins, j’espère que son enthousiasme ne s’est pas éteint quand elle a récupéré les carnets de stagiaires 😉

Juste avant de terminer le stage, nous avons eu le chance de passer un peu de temps avec Louis-Albert de Broglie, avec qui nous avons pu échanger très chaleureusement, merci à lui aussi de permettre tous ça !

Ce fut un grand plaisir de travailler avec eux, pour eux, et pour l’association, mêlés de sueur et de boutades !

Bref, j’espère qu’on pourra repasser cette saison sur la ferme pour voir un peu le résultats de notre modeste contribution. En tout cas, merci à Ben, Nico et Max pour leurs contributions à nos idées et nos projets par leurs discours et leurs conseils !

Ah oui ….. encore une chose les amis …….. Ne lâchez rien !!

Léa, TT et Sam.